Fréquence Fm - Comores : Le président Azali pour une information libre

24 août 2018 à 12h41

Entre le comité de suivi de la presse et le président, le courant est bien passé. La liberté des médias et la non-violence de la presse étaient à l’ordre du jour. Une réunion d’une trentaine de minutes entre les représentants des organes de presse et le président de la République qui n’a pas manqué à Azali de souligner certains pouvoirs abusifs à l’encontre de ces derniers. Pour le chef de l’Etat, les agressions verbales c’est du « vent ».

Le comité de suivi de la presse a rencontré le président de la République hier lundi pour lui faire part d’un certain nombre de doléances plus particulièrement leurs inquiétudes face au climat tendu entre journaliste et certaines autorités de l’Etat. Attentif, Azali Assoumani a donné son avis quant aux réactions des uns et des autres et a promis d’accompagner le Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA) pour un meilleur assainissement du domaine.

Dans ce contexte, les représentants des journalistes qui ont reconnu être comme tous les citoyens au sujet des droits et devoirs de chacun, ont montré que le non-respect de la déontologie doit être sanctionné, notamment par la justice. Mais ils demandent un peu plus d’égard et d’attention pour ne pas ternir la bonne image du pays classé premier dans l’Océan Indien en matière de liberté de la presse.

À cet effet, le président de la République se dit persuadé que les médias sont le quatrième pouvoir et admet en effet que les pressions verbales sont acceptables mais pas les agressions physiques. Ces propos du chef de l’Etat suscitent une lueur d’espoir pour les journalistes. Le comité a montré au Chef de l’Etat que le CNPA est le seul organe régulateur du domaine et qu’il devrait être consulté pour toute mesure. Ils ont aussi expliqué que pour toute diffamation, l’autorité qui s’estime touchée doit porter plainte et non agresser le journaliste car cela « serait contre la liberté ».

Azali qui a montré sa disponibilité à accompagner les médias dans l’exercice de leur métier, n’a pas raté de rappeler que les Comores est un havre de paix et qu’il faut à tout prix le préserver. Il a souligné par la suite que les agissements de certaines personnes sont dus à un manque d’éducation de base. « Je suis contre et préoccupé par les agressions physiques subis par certains, a-t-il insisté. Mais s’agissant des agressions verbales, nul n’est en danger ».

Le Chef de l’Etat affirme que jamais « il ne portera plainte contre un journaliste pour diffamation, calomnie ou autre » car quel que soit la faute, « le journaliste est toujours considéré comme la victime ». Le locataire de Beit Salam dit regretter que ni la presse locale ni la presse internationale n’aient su faire écho dans la communauté internationale des récents « actes de violences » et qu’aucun média n’a fait la remarque de ce silence troublant. Le Président de la République souhaite notamment qu’en présence du CNPA et du ministère de l’information, une autre réunion puisse être organisée pour définir un code de bonne conduite, les missions, les devoirs et les droits des uns et des autres dans un vivre-ensemble harmonieux.

A.O Yazid - Source 

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