Fréquence FM / Info - Madagascar : L'union africaine soffusque face à l'intransigeance des-acteurs de la crise Politique

21 mai 2018 à 13h47

Le président de la Commission de l’Union africaine sort de ses gonds. Il affirme ses regrets quant à l’inflexibilité des protagonistes de la crise politique.

« Le président de la Commis­sion de l’Union africaine relève avec regret l’intransigeance des parties prenantes malga­ches », titre l’organe exécutif de l’organisation conti­nentale sur son site web, hier.
Une entrée en matière qui annonce le ton du communiqué de presse relatant la réaction de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine (C-UA), sur l’évolution de la conjoncture poli­tique à Madagascar.
Dans cette publication, le numéro un de l’organe Exécutif de l’UA affirme qu’il « relève avec regret que malgré les efforts conjugués des envoyés spéciaux [internationaux] (…) les parties prenantes malgaches campent toujours sur leurs positions conjoncturelles, éloignées des exigences de l’intérêt supérieur du pays, au risque d’aggraver la crise et rendre hypothétique la poursuite du processus électoral ».

Une déclaration qui tend à indiquer que les efforts conjugués des émissaires de la Communauté de développement des États d’Afri­que australe (Sadc), de l’UA, des Nations Unies (ONU) et de l’Union européenne (UE) n’ont pas suffi à con­vaincre les protagonistes de la crise politique. Les propos du président Mahamat tranchent, par ailleurs, avec l’optimisme indiqué dans le communiqué de presse de fin de mission de Ramtane Lamamra, envoyé spécial de l’UA.
La missive publiée il y a une semaine se réjouit du fait que les médiateurs internationaux aient obtenu des parties malgaches l’ouverture d’un cadre de « consultation politique de haut niveau », en vue « d’un accord politique », qui devrait préserver le calendrier électoral prévu par la Constitution. Seule­ment, la rallonge du séjour de Joaquim Chissano, émissaire de la SADC et d’Abdoulaye Bathily, celui de l’ONU, indiquait que les négociations étaient compliquées.

Le départ sur la pointe des pieds de l’émissaire de la Sadc, mercredi, laissait présager un blocage. Il lance un appel « à la plus grande retenue et au respect de l’intégrité physique du peuple et des institutions ». Sur le parvis de l’hôtel de ville, les députés pour le changement affirment leur intention de renforcer leur mouvement.
En parallèle, ils font pression sur la Haute cour constitutionnelle (HCC), afin que cette dernière décide de trancher en faveur de la déchéance du président de la Répu­blique. Par le truchement de ses parlementaires, le pouvoir commence à répliquer. La marche des députés et sénateurs Bleus, vers la Cour d’Ambohidahy hier, pour appuyer la remise du mémoire en défense du chef de l’État, s’apparente aussi à une pression déguisée sur l’institution judiciaire. Ils ont annoncé qu’ils comptent, eux aussi, faire un rapport à la population dans les chefs lieux de région.

Source : lexpressmada

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article